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dimanche, avril 14, 2024

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Présidentielle de 2024, Macky Sall est finalement candidat à la place d’Amadou Ba.

Le Président Macky Sall a déclaré prendre acte de la décision du Conseil Constitutionnel et promet d’organiser les élections dans les meilleurs délais. Mais le chef de l’Etat ne risque-t-il pas d’abattre une dernière carte en se présentant lui-même à la place de Amadou Ba pour maximiser les chances de son parti ?

Le média Jeune Afrique, à demi-mot, a posé la question à l’écrivain et philosophe sénégalais, Felwine Sarr. Pour lui, Macky Sall peut bien brandir la question de la stabilité du pays pour se représenter. Mais il précise que les Sénégalais ont en quelque sorte anticipé cette décision et lui ont barré la route.

« Le président Sall a certes assuré qu’il ne briguerait pas un troisième mandat, mais en précisant que la Constitution lui en donne le droit. Ce qui n’est pas le cas. La Constitution sénégalaise est claire sur ce point. Il a justifié son renoncement par la volonté de respecter non pas la Constitution, mais la parole donnée. En entendant cela, on ne pouvait s’empêcher de penser qu’il se réservait le droit, un jour, dans des circonstances qualifiées d’exceptionnelles, de représenter sa candidature et de se poser en garant de la stabilité dans un Sénégal en plein chaos. C’est pour cette raison que, malgré les répressions et les violences policières, les Sénégalais ont décidé de ne pas braver les interdictions de manifester, d’attendre patiemment le jour du vote, pour ne pas lui permettre de justifier un état d’exception », a-t-il déclaré.

Cependant, même si Macky ne se présente pas, Felwine Sarr pense que le chef de l’Etat pourrait tenter de remplacer Amadou Ba. « Il apparaît que la candidature d’Amadou Ba n’a pas réussi à faire l’unanimité dans son camp, c’est évident ; l’union sacrée autour de lui semble difficile à réaliser. Les siens l’ont fragilisé, le comble étant cette accusation de corruption du PDS, non étayée, mais que les députés de Benno Bokk Yakaar ont votée alors que le Premier ministre est nommément cité. De toute évidence, ils souhaitent le remplacer par un candidat qui, selon eux, leur offrirait davantage de chances de l’emporter », affirmé Felwine Sarr sur Jeune Afrique.

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