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mercredi, mai 22, 2024

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Les mangroves du Delta du Saloum pourraient apporter 964 milliards de francs CFA au développement local…

L’ouverture officielle de la 1ére édition du Festival Mangal  de Toubacouta : » vivons la mangrove » a lieu ce jeudi à Toubacouta.

A cette occasion, M. Abdoulaye Aziz Sy Ndiaye, Adjoint au Directeur des Airmes Marines Communautaires Protégées (DAMCP) représentant le Ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, a indiqué qu’une estimation économique de la contribution des mangroves du Delta du Saloum au développement local montre que celle-ci pourrait atteindre 964 milliards de francs CFA (1,5 milliards d’euros) sur une période de 10 ans.

Pour le Colonel Ndiaye, l’importance des écosystèmes de mangrove n’est plus à démontrer. Les biens et services écosystémiques procurées aux communautés locales. Ils fournissent d’importantes ressources fortement sollicitées par les populations riveraines. Une estimation économique de la contribution des mangroves du Delta du Saloum au développement local montre que celle-ci pourrait atteindre 964 milliards de francs CFA (1,5 milliards d’euros) sur une période de 10 ans.  étant menacés par des facteurs à la fois naturelles et anthropiques font qu’aujourd’hui plusieurs actions sont entreprises afin de limiter sa dégradation et ainsi, aider les communautés qui en dépendent.

Cependant  du fait de cette forte sollicitation, les mangroves sont sous plusieurs menaces dont les plus sérieuses sont la forte pression sur leurs ressources (l’exploitation incontrôlée du bois pour la satisfaction des besoins en énergie domestique), l’érosion des berges des cours d’eau et l’urbanisation galopante avec le développement d’infrastructures côtières de mêmes que le changement climatique avec son lot de sècheresse.

 

Les options d’adaptation préconisées afin de réduire ces vulnérabilités et préserver la mangrove sont entre autres la restauration et la conservation des écosystèmes à travers une approche écologique communautaire pour le maintien du capital naturel en vue d’une résilience climatique durable.

 

 

 

Le programme PAPBio a permis d’avoir des résultats satisfaisants en matière de restauration et de conservation de ces écosystèmes mangroviennes,
Le programme PAPBio qui est venu à son heure, a permis d’avoir des résultats satisfaisants en matière de restauration et de conservation de ces écosystèmes mangroviennes,  à travers l’accompagnement à l’érection d’importantes zones en aire protégée, mais aussi la planification, l’aménagement et la gestion de ces sites.

 

On peut citer à ce titre l’appui à l’élaboration de la stratégie nationale de gestion des écosystème de mangrove au Sénégal en 2022, deuxième du genre en Afrique de l’ouest où seul le Benin disposait d’une stratégie nationale sur les mangroves ;  nous pouvons également citer le classement de la  zone de Sokone en aire marine protégée en 2022, l’appui à la transformation de la réserve de palmarin en aire marine protégée (en cours) en vue de renforcer son statut de conservation et assurer la préservation des écosystèmes de mangrove de cette zone très sensible.

 

Ainsi à travers ces nombreuses actions en faveur de la préservation de la biodiversité , le PAPBio aura contribué aussi minime soit-elle à l’atteinte par le Sénégal des objectifs du nouveau cadre mondial sur la biodiversité de Kunming Montréal de 2022  axés sur la santé des écosystèmes et des espèce, l’utilisation durable de la biodiversité, le partage équitable des avantages et retombées économiques, ainsi que la mise en œuvre et le financement pour combler le déficit en financement. Parmi les objectifs phares cet accord sur la biodiversité, il y a la préservation de 30% des terres et des mers d’ici 2030 qui vient renforcer le cadre d’Aichi de 2010 qui engageait les États à créer des aires marines protégées sur 10% de leur territoire maritime entre 2011 et 2020.

 

Changement climatique: Sur le volet changement climatique PAPBio devrait jouer un rôle important à l’atteinte des objectifs que le Sénégal s’est fixé  par rapport à la Contribution déterminée au niveau  national (CDN) dont la composante atténuation prévoit dans le domaine de la foresterie d’augmenter annuellement les superficies reboisées/restaurées d’environ 1297 ha de mangrove en option inconditionnel et de reboiser/restaurer 4 000 ha/an de mangroves en option conditionnelle.

 

« les Aires marines protégées qui abritent aujourd’hui plus de 152 000 ha de mangroves »
Pour dire que toutes les  actions entreprise en faveur des écosystèmes de mangrove confortent l’Etat du Sénégal dans sa politique de gestion intégrée des zones marines et côtières et militent pour la multiplication et la pérennisation des Aires marines protégées qui abritent aujourd’hui plus de 152 000 ha de mangroves, mais également pour l’extension du réseau en vue de mieux conserver ces milieux à la fois riches et fragiles et d’engendrer des retombées socioéconomiques au profit les communautés riveraines.

 

Pour terminer, il a réitéré ses remerciements à tous les partenaires techniques et financiers pour leurs appuis multiformes et plus particulièrement l’Union Européenne, la Fondation Prince Albert II de Monaco, l’Agence Française de développement et UNI4COOP (consortium de 4 ONG universitaire Belges) pour avoir financé cette importante rencontre.

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