Pour une bonbonne de gaz, il menace de tuer sa mère enseignante

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Enseignante de son état, Khady N. a pointé du doigt son fils Bassirou N. lorsqu’elle a constaté la disparition de sa bonbonne de gaz. Outré, le suspect a menacé son accusatrice avec un couteau. Visé pour menace de mort à ascendant, il a été condamné à trois mois de prison par le tribunal d’Instance de Dakar.
Khady N. vit une situation difficile avec son fils Bassirou N. Depuis qu’il a tenté de regagner l’Europe, sans succès, ce dernier est d’une humeur massacrante. Il ne cesse de créer des problèmes à sa mère. Le jour de leur dernière querelle, l’enseignante avait constaté la disparition sa bouteille de gaz. Un vol qu’il a imputé à son fils. Furieux, Bassirou s’est emparé d’un couteau, avant de menacer de mettre fin aux jours de sa maman. Arrêté, le mis en cause a été traduit à la barre du tribunal d’Instance de Dakar statuant en matière de flagrants délits. Toutefois, le jeune homme de 32 ans a nié en bloc les faits. A l’en croire, il s’est présenté d’office à la police à 2h du matin lorsque la partie civile a commencé à l’engueuler comme du poisson pourri. Il n’a jamais proféré des menaces de mort à son endroit. Dans la foulée, le prévenu a renseigné avoir déboursé des millions pour la construction du terrain de sa mère. Mais, celle-ci veut l’expulser de la maison depuis qu’elle a divorcé avec son père. « Je peux voler de mes propres ailes, car j’ai un compte bien garni. Je travaillais en Gambie », a-t-il confessé.
Prenant la parole, Khady N. a avancé qu’elle ne se sente plus en sécurité. « Je veux qu’il sorte de ma maison comme il a l’intention d’abréger ma vie », a asséné l’institutrice. « Il a vendu ma bouteille de gaz. Quand je l’ai interpelé, il m’a injuriée et menacée avec un couteau », se désole-t-elle. La mère de famille a, par ailleurs, souligné avoir envoyé 600.000 francs au comparant quand il lui a fait part de son projet de voyage. « Après son rapatriement, c’est un gars qui m’a recommandé d’aller le récupérer en Gambie. Je lui ai envoyé 12.000 francs pour lui permettre de rentrer au Sénégal. Je ne l’ai jamais vu fumer ou boire de l’alcool », a assuré la plaignante qui s’est désistée de sa plainte. Mieux, elle a constitué Me Ndoumbé Wone pour la défense du prévenu. À défaut d’une relaxe, l’avocate a demandé au tribunal de permettre à la partie civile de récupérer son fils. Déclaré coupable, Bassirou N. a pris trois mois de prison avec sursis. Il recouvre ainsi la liberté après une semaine de détention préventive.

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