Numéro 27 et Cetera

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Quand on veut s’éloigner de la politique pour ne plus parler que de foot, elle – la politique ¬— trouve toujours un malin plaisir à s’inviter dans le débat. Comme un cheveu dans la soupe. Passons sur l’attraction Karim Wade au Qatar où il a été le chouchou de supporters nostalgiques de sa tronche. Pour un ancien puissant ministre de la République et enfant chéri de son prédécesseur en exil par sa volonté, le Chef aurait dû l’inviter à ses côtés. Le sport y aurait gagné en image fédératrice autour des « Lions ».

Ça aurait également donné du grain à moudre à nos politologues devenus des célébrités par leurs analyses décousues du genre Madame Soleil dont certains voient en l’ancien ministre du Ciel et de la Terre, le plan B du Chef pour en finir avec son adversaire le plus sérieux pour la présidentielle de 2024. Un scrutin pour lequel ses laudateurs et ses courtisans, qui savent qu’ils n’existeraient plus sans lui, le poussent au suicide. Pour la remise du drapeau national aux Lions à Qatar, le hasard a donc fait qu’on a attribué le maillot portant le numéro 27 au Chef.

Hélas pour lui, il se trouve que ce chiffre résume le condensé d’un article de la Constitution qui stipule que nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. Heureuse coïncidence au moment où des pyromanes attisent le feu, encourageant le Chef à un autodafé. Les mêmes qui seront les premiers à s’éloigner du feu une fois qu’il se sera allumé. Et malgré le chœur de désapprobations, il se trouve toujours des opportunistes à le pousser à l’échafaud nonobstant les mises en garde de quelques-uns de ses compagnons qui ont gardé leur lucidité.

* Les ors du pouvoir ou l’envie de s’en approcher leur obstruant la vue. Ce, à l’image de celui qui administre le secteur de la presse et qui persiste toujours, malgré l’évidence, à nier que c’est la presse dans son entièreté qui soutient Pape Ale Niang. Sa tentative de vouloir diviser la corporation étant vouée à l’échec.

Le comique, c’est quand il déchire le statut de journaliste du détenu politique soulignant qu’il ne détient pas sa carte de presse dont l’exigibilité est pour ce 1er décembre. Poussant le crétinisme, il a déjà condamné le confrère avec des artifices judiciaires.

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