La formation des groupes parlementaires à la une des journaux

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Les journaux parvenus jeudi à l’APS traitent l’actualité politique en priorité en mettant notamment en exergue le projet de formation de plusieurs groupes parlementaires de l’opposition, en perspective de l’installation officielle de la nouvelle Assemblée nationale le 12 septembre prochain.

L’inter-coalition Wallu-Yewwi qui totalise 80 députés, « est en train d’étudier la formation de plusieurs groupes parlementaires pour peser de tout son poids dans l’Hémicycle’’, renseigne Le Quotidien dans ses colonnes.

Le journal souligne que cette perspective « choque’’ l’ancien député Thierno Bocoum selon qui « l’Assemblée nationale ne doit plus être un lieu de partage du gâteau’’.

Bocoum dans des propos rapportés par Le Quotidien soutient que « des centaines de millions dépensés sur le dos du contribuable pour satisfaire des ambitions politiques individuelles. C’est la conséquence de plusieurs groupes parlementaires ».

La publication qui a interrogé le président du Forum Civil, Birahime Seck et le président de la branche sénégalaise de Transparency international, affiche ainsi en Une : « les députés touchent le fonds’’.

« Des centaines de millions dépensés sur le dos du contribuable pour satisfaire des ambitions politiques individuelles. C’est conséquences de plusieurs groupes parlementaires », commente la publication dans ses colonnes.

« 14ème législature : calcul politicien, enrichissement sur le dos du peuple, les soupçons de Thierno Bocoum », titre Vox Populi. L’ancien député dans des propos repris par ce journal déclare que : « le groupe parlementaire coûte cher au contribuable. Ce sont des centaines de millions qui sont dépensés pour encadrer son exigence ».

« Le groupe parlementaire coûte cher au contribuable, ce sont des centaines de millions qui sont dépensées pour encadrer son existence légale », relève-t-il, évoquant « gros salaire, deux 4X4, 1000 litres de carburant et autres avantages à chacun : le premier traitement princier des présidents et vice-présidents de groupe parlementaire ».

Tribune aussi a relaté cette question d’une probable prolifération de groupes parlementaires à la future Assemblée nationale.

« 14ème législature- groupes parlementaires : Comment les députés comptent s’enrichir sur le dos des Sénégalais’’, écrit le journal, soulignant que « l’Assemblée nationale, un lieu de partage du gâteau ».

« La multiplication des groupes parlementaires alourdit davantage les charges financières et l’article 20 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale déjà par les affinités politiques », ajoute la publication.

Cette question d’une possible formation de plusieurs groupes parlementaires est aussi commentée par Le Témoin Quotidien qui écrit : « Six groupes parlementaires annoncées : Tong-tong à la place Soweto ».

« La 14ème législature annoncée pour le 12 septembre prochain pourrait déboucher sur la mise en place de 6 groupes parlementaires. Au rythme des tractations en cours autant du côté de l’opposition que du pouvoir, on assiste tout simplement au prochain tong-tong de l’Assemblée nationale (..). Les avantages conférés aux membres du bureau et de la présidence des groupes parlementaires attisent toutes les convoitises’’, commente le journal.

« Présidence de l’Assemblée nationale : Yewwi-Wallu prémices d’un clash’’, indique de son côté l’Observateur, soulignant que les choses ne semblent pas s’arranger pour cette inter-coalition où « le candidat à la présidence de l’Assemblée nationale est source de déchirement ».

La publication renseigne qu’ »à Guédiawaye, il est exclu que la candidature de son maire Ahmet Aïdara ne passe pas au nom de la légitimité et de la cohérence politique ». Ce sont là « les signes qui ne trompent. Ils n’annoncent rien de bon pour l’inter-coalition Yewwi-Wallu », commente le journal.

D’autres journaux sont largement revenus sur les séries de défection de responsables du Parti démocratique sénégalais (PDS), de l’ex-président de la République, Abdoulaye Wade, fondé en 1974.

« Démission en cascade : jeux troubles au Pds’’, titre Walf qui constate que « les départs ne se comptent plus au niveau du Pds’’. ‘’Accusés de répondre aux sirènes du pouvoir, les partants ont un seul nom à la bouche, comme responsable de leurs malheurs : Karim Wade’’, analyse le journal.

« Les démissions font florès dans le Parti démocratique Sénégalais. C’est à un rythme effréné que des responsables du parti et pas des moindres quittent le parti. En l’espace de quelques mois, pas moins d’une dizaine de démissions de responsables sont enregistrées’’, écrit Walf qui parle de « malaise au PDS’’.

Bès Bi Le Jour est revenu sur ces démissions de responsables de la formation de l’ex-président de la République Abdoulaye Wade (2000-2012), avec notamment le cas de Cheikh Dieng désormais ex-responsable du PDS à Djidah Thiaroye Kao, une commune du département de Pikine (banlieue de Dakar).

« S’il a présenté son départ du parti libéral par ses +divergences avec Karim Wade+, l’ancien maire de Djedda Thiaroye Kao avait formulé des exigences par le biais de l’Assemblée générale extraordinaire de la section PDS de Djidah Thiaroye Kao du 29 avril 2022 lors des investitures’’, tente d’expliquer la publication.

Selon le journal, dans une lettre du 29 avril, cette Assemblée générale extraordinaire « avait exigé l’investiture de Cheikh Dieng dans les 5 premières places de la liste Wallu Sénégal ». Il ajoute : ‘’la suite est connue de tous. Me Wade va investir M. Dieng à la 37ème place en plus de déchoir de ses fonctions de secrétaire général adjoint, chargé des élections au profit de Maguette Sy’’.

Le journal Les Echos aussi a commenté ces cascades de démission au sein du PDS et précise à sa Une : « après sa démission du PDS, Dr Cheikh Dieng coupe court aux rumeurs et déballe ».

« Ma dignité politique et la loyauté envers le peuple ne m’autorisent aucune compromission avec le pouvoir que je combats depuis 10 ans’’, a déclaré dans les colonnes du journal Cheikh Dieng, désormais ex-responsable du PDS dans la commune de Djidah Thiaroye Kao.

« Cascade de départs, absence de leadership, tête de file exilé : le PDS, un avenir en pointillé », analyse l’AS à propos de la situation que traverse le parti de Me Abdoulaye Wade.

Enquête s’est intéressé à l’avenir politique de l’ancien maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, et titre « présidentielle 2024 : Khalifa en question ».

« Né en 1956, Khalifa Ababacar Sall aura 68 ans en 2024 et ça pourrait être sa dernière chance de réaliser son ambition présidentielle si plus jeune que lui arrive à succéder au président de la République’’, écrit le journal.

« Va-t-il être candidat comme il l’a déjà annoncé ? Va-t-il soutenir la candidature d’Ousmane Sonko, présenté comme le mieux placé de l’opposition ? A-t-il une botte secrète pour arriver à supplanter les favoris de l’opposition comme Sonko ?’’, s’interroge Enquête au sujet de l’ancien maire de Dakar.

Le Soleil a, pour sa part, proposé à ses lecteurs les échos d’une visite à Marsassoum, ville carrefour dans le département de Sédhiou (sud) qui « veut profiter de sa position et surtout du pont sur l’affluent Soungrougrou du fleuve Casamance pour son développement’’.

« Dans le passé, la ville a joué un rôle capital dans le commerce de l’arachide. Elle a abrité pendant la période coloniale, une usine de décorticage ainsi que d’autres comptoirs commerciaux. Aujourd’hui, elle aspire à devenir le moteur de l’émergence de la région, voire de la Casamance’’, souligne la publication.

Source : APS

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