Un danger permanent en centre ville : Sandaga reste encore une poudrière au cœur de Dakar

Il y’a plus de 5 ans le marché Sandaga avait pris feu. Un incendie d’une rare violence survenu nuitamment et occasionnant des dégâts matériels incommensurables. A l’époque, 495 commerçants sinistrés avaient été recensés pour les besoins de leur recasement sur un autre site non encore identifié. Il faut rappeler que cet incident avait coïncidé avec l’exécution du chantier municipal de la ville de Dakar, devenu le centre commercial Félix Eboué sis à la rue éponyme et que la majorité des commerçants ne veut pas occuper. C’est alors que le gouvernement qui avait un programme de déguerpissement en bandoulière, est entré dans la danse pour donner des garanties fermes portant sur la réfection de ce bâtiment séculaire dont la capacité d’accueil est de loin inférieure à la demande des commerçants et autres vendeurs qui y gagnent leur vie. Depuis lors, les incendies se succèdent au marché Sandaga sans se ressembler et absolument rien n’a été fait pour sécuriser les rescapés de l’incendie et leurs biens. Aujourd’hui, le décor reste le même et le danger permanent au point d’interpeller les consciences. Pourtant, les 495 commerçants que l’Etat doit recaser ont tous battu campagne pour la réélection du président Macky Sall le 24 Février dernier, après une audience avec Mimi Touré. Ce jour-là, des promesses ont été encore faites venant de la coordonnatrice du pôle parrainage du candidat de Benno Bokk Yakaar qui semble ranger aux oubliettes un engagement à la fois humain et urgent