Reprise de la Premier League: les zones de flou qui demeurent

Le compte à rebours est lancé. A deux semaines de son retour à la compétition le 17 juin, la Premier League doit se réunir jeudi pour peaufiner son projet de reprise et trancher des questions qui n’ont rien de détails anodins.

Un calendrier en forme de casse-tête
Pour bien faire les choses, la Premier League reprendra mercredi 17 juin en remettant son calendrier à jour avec deux matches en retard (Manchester City-Arsenal et Aston Villa-Sheffield United). Les 20 clubs de l’élite auront ensuite 9 journées pleines et trois tours de la Coupe d’Angleterre à caser avant le 1er août, date de la finale de la FA Cup, qui marquera la fin de la saison domestique. Ce calendrier très serré sera au moins facilité par l’absence de «replay» (matches d’appui) en Coupe d’Angleterre dans ses tours décisifs. Les quarts ont été programmés le week-end des 27 et 28 juin.

Remplaçants et feuille de match
Une longue inactivité, une période de remise en forme resserrée et une reprise à haute intensité: les métabolismes des joueurs vont être mis à l’épreuve. Pour atténuer ce choc, la Fifa a proposé d’augmenter temporairement à 5 le nombre de remplacements autorisés en 90 minutes. Selon la presse, Chelsea aurait demandé à la Premier League de porter en conséquence à neuf le nombre de remplaçants sur la feuille de match au lieu de sept. Mais ces modifications, que la Premier League doit avaliser, sont contestées par les petits clubs qui y voient une aubaine pour les grosses écuries aux effectifs mieux pourvus.
Les terrains neutres
Après avoir combattu le projet de faire jouer tous les matches dans un nombre restreint de stades, les clubs de Premier League semblaient avoir fait plier la Premier League. Mais à la demande des instances en charge de la sécurité, qui craignent des rassemblements de supporters aux abords des stades, un «petit nombre» de rencontres seront bel et bien délocalisées. Cela inclura notamment tout match à Anfield, où Liverpool pourrait être sacré champion pour la première fois depuis 30 ans. Une solution qui laisse l’entraîneur Jürgen Klopp de marbre: «Nous n’aurons pas le soutien de notre public mais aucune équipe ne l’aura», a-t-il répondu à la BBC. «Peu importe contre qui on joue, la situation sera la même, c’est pour ça que je ne suis pas tellement inquiet à ce sujet.»

Se passer de la VAR ?
Certains clubs pourraient demander à ce que l’on se passe de l’assistance vidéo pour limiter encore un peu le nombre de personnes présentes lors d’un match, comme l’a proposé la Fifa. Mais le PDG de Premier League, Richard Masters, milite pour son maintien. «La VAR a sa propre problématique en termes de distanciation sociale, mais nous pensons qu’il est possible de finir la saison avec la VAR», a-t-il déclaré à Sky Sports.

Et s’il fallait tout arrêter ?
Lorsqu’une reprise du championnat paraissait encore très incertaine, les modalités pour déterminer le classement final étaient déjà un sujet extrêmement sensible et la Premier League veut clarifier les choses avant même d’essayer d’achever la saison. Sans surprise, les équipes du bas de tableau poussent pour qu’il n’y ait ni relégation ni promotion si le championnat ne va pas à son terme. Une option qui semble cependant exclue, compte tenu de l’opposition ferme de la fédération et de la ligue professionnelle, qui comptent bien avoir des montées et des descentes à tous les étages. En conséquence, l’hypothèse la plus probable serait un classement au nombre de points divisés par le nombre de matches disputés. La Premier League n’a cependant aucune obligation de trancher ce point jeudi, et il pourrait donc être remis à plus tard.

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