Football: Sénégal-FranceMoussa, Ndiaye raconte son 31 mai 2002

L’ancien international sénégalais, Moussa Ndiaye, se souvient avoir joué le match de sa vie contre la France le 31 mai 2002 en Coupe du monde à Séoul en Corée du Sud.
L’ancien attaquant rappelle avoir été titularisé sur le flanc droit des Lions lors de ce match d’ouverture contre les Bleus, champions du monde en 1998. On lui avait demandé de bloquer le couloir gauche de la France pour empêcher au défenseur Bixente Lizarazu de monter pour faire des centres ou passer le ballon à l’attaquant Thierry Henry.
« Je n’avais pas de doute que j’allais réussir haut la main ce qu’on avait mis en place parce qu’à la base, j’avais une formation de défenseur central », a rappelé l’ancien pensionnaire de l’académie Aldo Gentina.
« C’est là-bas qu’on m’avait fait monter parce qu’à la base, j’étais un défenseur central et c’est pourquoi je n’ai pas eu du mal à m’insérer dans le système de jeu mis en place par (Bruno) Metsu (ancien sélectionneur national) pour ce match », a-t-il ajouté dans un entretien téléphonique avec l’APS.
L’ancien joueur de l’AS Monaco et de Sedan dans l’élite française dit qu’il n’avait pas eu « peur » et savait que cette rencontre pouvait changer sa vie.
Et justement, Moussa Ndiaye qui devait faire son trou sur le Rocher, estime avoir vécu ce prêt et ce transfert vers Sedan comme « une injustice » et il y avait une volonté de se montrer contre ses anciens coéquipiers monégasques.
« Dans cette équipe de l’AS Monaco, il y avait d’anciens coéquipiers à savoir (Fabien) Barthez, (Thierry) Henry, (David) Trézéguet et (Emmanuel) Petit », rappelle Moussa Ndiaye, soulignant que Lilian Thuram était aussi un ancien joueur de Monaco.
« Nous avions décidé de nous battre et tirer la couverture à nous », a-t-il dit soulignant que dans le camp sénégalais, il y a cinq autres anciens monégasques, Tony Sylva, Salif Diao, Amdy Faye, Souleymane Camara et lui-même.
« Nous ne pouvons pas nourrir de complexe vis-à-vis d’eux malgré les titres qu’il avait gagnés, Mondial 1998 et Euro 2000 », s’est souvenu Moussa Ndiaye.
Selon lui, les joueurs sénégalais ont débuté « le match à 100 à l’heure », et n’ont jamais levé le pied jusqu’au coup de sifflet final.
A la fin du match, a-t-il fait savoir, c’est à l’hôtel que les Lions se sont rendus compte de l’étendue de leur performance notamment en voyant les images venues de Dakar.
‘’A l’hôtel, tout le monde était dans un état second et personnellement, je me suis dit que je venais de réussir le match de la vie », s’est-il souvenu. Moussa Ndiaye précise toutefois que lors de la rencontre contre le Nigeria (1-1 à Dakar) en 2000, il avait réussi à élever son niveau de jeu.
« Le Nigeria de l’époque, c’était quelque chose mais c’était peut-être dû au fait que c’était en Afrique et les deux matchs en éliminatoires et en phase finale de la CAN (1-2) étaient moins médiatisés en Europe comparés au match d’ouverture d’une Coupe du monde », a-t-il expliqué.
A Dakar en éliminatoires et contre la même équipe en phase finale de la CAN 2000 à Lagos, l’attaquant sénégalais se souvient avoir fait de grosses performances.

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