SUPPRESSION DU POSTE DE 1er MINISTREMe Ousmane Seye en phase avec le président Macky Sall

A la suite du Front Républicain dont il est le président et qui a noué une alliance avec le président de la République depuis Juillet 2012, la Coalition Pour l’Emergence (CPE) coordonnée par Me Ousmane Seye représente la 4ème sous coalition à rejoindre la mouvance présidentielle depuis 2014, après les coalitions « Macky 2012 », Benno Siggil Sénégal et Benno Ak Tanor. Pour un rappel historique, c’est après l’élection du président Macky Sall en Mars 2012 que le parti Front Républicain-Jammu Askan wi a tenu son congrès au mois de Juillet de la même année, et à l’issue duquel une résolution a été rendue publique pour matérialiser son soutien à l’action du chef de l’Etat. Donc la formation dirigée par Me Ousmane Seye a été le premier allié de la mouvance présidentielle en tant que parti. Par la suite, l’avocat a travaillé avec d’autres responsables politiques et amis pour mettre sur pied 2 ans plus tard, la Coalition Pour l’Emergence (CPE) qui a intégré la grande coalition majoritaire Benno Bokk Yakaar au sein de laquelle Me Ousmane Seye entend rester.
« La formation du gouvernement est du ressort exclusif du chef de l’Etat »
Me Ousmane Seye a rappelé que « la Constitution donne prérogative au président de la République de choisir les membres de son gouvernement ». L’avocat ajoute que le président Macky Sall l’a fait en toute connaissance de cause et le connaissant « je suis sûr et certain qu’il a pris la pleine mesure des profils de tous ceux-là qu’il a choisis et il sait le pourquoi ». A ce niveau, le coordonnateur de la Coalition Pour l’Emergence avoue n’avoir aucun commentaire à faire, sinon de souhaiter à tous les membres du gouvernement une réussite totale parce que dit-il « la réussite du gouvernement est celle du chef de l’Etat et des Sénégalais ». C’est pourquoi il a tenu à renouveler au président Macky Sall sa fidélité et son engagement à poursuivre le bail avec lui dans l’intérêt supérieur du Sénégal
« Je partage l’appréciation du président de la République sur la suppression du poste de 1er ministre… »
Au sujet de la suppression du poste de premier ministre, le coordonnateur du Front Républicain estime que « si le président de la République décide de le supprimer, c’est parce qu’il juge que la décision est pertinente ». Seulement « il y’a des conséquences juridiques et politiques liées à cette mesure, et auxquelles il faudra s’attendre » dira-t-il. Le gouvernement étant une institution de la République, et d’après l’article 6 de la Constitution, il représente la 3ème institution après le président de la République et l’Assemblée nationale. Les articles 85 et suivants de la Constitution, permettent aux députés de poser des questions orales, écrites et d’actualité au gouvernement. Mais en revanche, l’avocat note que « l’article 86 permet au premier ministre d’engager la responsabilité du gouvernement après sa déclaration de politique générale ». Ou bien même « d’engager la responsabilité du gouvernement sur un programme ou sur une loi de finances, et que l’Assemblée nationale peut voter une motion de censure qui, si elle est adoptée entraine la démission du gouvernement ». Le président de la République lui-même a la possibilité de dissoudre l’Assemblée nationale au terme de l’article 87 de la Constitution après les deux premières années de législature. Tout cela montre selon Me Ousmane Seye qu’il y’a des rapports réciproques entre le gouvernement et le parlement. Alors que le gouvernement dans son entièreté est représenté par le premier ministre. Autant admettre que tout ce que l’avocat a listé comme rapports sauf si le gouvernement est dissout, oblige la réinvention d’autres formes de collaboration et de rapports entre le président de la République et l’Assemblée nationale. Mais la conséquence particulière réside dans le fait que « nous étions dans un régime semi-parlementaire et semi-présidentiel, et avec la suppression du gouvernement, nous serons dans un régime entièrement présidentiel » fait-il remarquer. Maintenant quels seront les rapports entre le Parlement et l’Exécutif ? Me Ousmane Seye a laissé croire qu’il s’agit là d’une situation où d’autres rapports seront inventés. Pour asseoir cette nouvelle donne, il pense que « le président Macky Sall va prendre l’attache de constitutionnalistes pour donner forme à ces nouvelles modifications qui vont permettre au Sénégal d’inaugurer l’ère d’un régime présidentiel avec une nouvelle constitution qui va régir les nouveaux rapports entre les pouvoirs Exécutif et Législatif ». Selon le coordonnateur du Front Républicain, on va assister à de profondes réformes suivant une vision bien claire du président de la République, à travers une loi portant modification de la Constitution.
« L’avenir de Benno Bokk Yakaar est de conserver la dynamique unitaire »
« Rester ensemble et gouverner ensemble le pays dans l’intérêt du Sénégal et des Sénégalais ». Telle est la conviction affichée par Me Ousmane Seye qui s’est également exprimée sur les perspectives qui se dessinent pour la coalition au pouvoir. Cette unité de la majorité est d’autant plus nécessaire pour l’avocat que « BBY est une coalition politique qui stabilise le pays et personne n’a intérêt à assister à sa dislocation ». Même après le quinquennat du président Macky Sall, il faudrait selon lui que la vision présidentielle et le plan Sénégal émergent puissent rester et maintenus jusqu’en 2035 ». Un idéal politique toujours selon lui surtout qu’ « une coalition stable depuis 7 ans comme Benno Bokk Yakaar, composée de plus de 100 partis et qui gère sur le plan politique le pays, n’existe nulle autre part au monde qu’au Sénégal. Et c’est à saluer ». De l’avis de l’avocat, il s’agit d’une performance que l’on doit à la vision et à la loyauté du président de la République. Mais aussi, cela est dû aux rapports que le président Macky Sall entretient avec les différents leaders des sous coalitions de Benno Bokk Yakaar. Une dynamique que Me Ousmane Seye souhaite perrène pour l’intérêt des compatriotes.
Propos recueillis par Mamadou SALL