PUR, PASTEF, GUEUM SA BOP : Bougane travaille à une large coalition

Bougane Dany Guèye a initié une large coalition avec le PUR d’Issa Sall et PASTEF d’Ousmane Sonko en vue de venir à bout de celui qu’il considère comme le pourfendeur de la démocratie Sénégalaise. En l’occurrence, le Chef de l’Etat Macky Sall.
Bougane ne compte pas se laisser faire après avoir été recalé  dès le premier tour des opérations de parrainage. Pour ce faire, le PDG des Médias travaille à une large coalition qui doit regrouper PASTEF, le PUR et son mouvement. « Ce sont des formations avec lesquelles nous partageons les mêmes valeurs», précise-t-il. Il révèle qu’il tient à ces pourparlers, « quel que soit l’issue du parrainage ». C’est ainsi qu’il a, depuis quelque temps, discrètement dépêché le nommé Cheikh Sadibou Diop, pour conduire les négociations auprès  de Issa Sall et de Ousmane Sonko. Le candidat déclaré à la présidentielle a fait cette déclaration lors d’une tribune, qui s’intitule Grande Interview, aux allures de discours à la Nation, diffusée par SEN TV ce 1 er janvier. Face à des confrères de différentes rédactions de la place (dont Dakaractu), il a souligné qu’avec le parrainage, on a assisté à un « recul démocratique », 58 ans après les indépendances, puisque, pour la première fois, à deux mois des élections, on ne peut pas connaitre les candidats. « Cela a été une vaste opération de corruption à grande échelle », dit-il encore, au sujet du parrainage populaire. Défendant mordicus avoir eu au moins 800 000 parrains.
Très remonté contre le chef de l’Etat, Bougane a parlé de vertus Me Abdoulaye Wade qui est un « gentleman » et compare Macky Sall à « Djimbori » (un autocrate dans l’imagerie populaire wolof). A l’en croire, Macky est un « lion qui dormait et qui s’est subitement réveillé pour s’accrocher au pouvoir aux fins de protéger ses privilèges ». « Le Sénégal ne se fera pas par une seule personne, il se fera par tous les Sénégalais. (…). Le Sénégal de tous n’est pas le Sénégal pour tous », a-t-il dénoncé, très en verve, ce qu’il prend pour une gestion clanique des affaires publiques.