MANSOUR FAYE décline les 2 projets phares pour atteindre l’accès universel à l’eau et à l’assainissement en 2021

Avec un tel budget dont la croissance avoisine le double, il y a de quoi nourrir les projets les plus ambitieux dont le Projet sectoriel eau et assainissement (Psea) et le Pepam UE, le démarrage de la 3ème usine de Keur Momar Sarr (KMS3), la mise en œuvre de la phase III du Programme d’Urgence de Développement Communautaire et aussi par le transfert du projet hydroélectrique de Sambanagalou. Ainsi, le Département de l’Assainissement et de l’Hydraulique pourra librement dérouler avec une manne financière de 105.218.041.680 f soit une hausse de 87% en valeur relative par rapport à l’exercice précédent. Un appel à la concurrence a été lancé entre la Sde, Veolia et Suez pour la fourniture d’eau ceci en rapport avec le nouveau contrat d’affermage. Touba devra payer à l’image des autres cités, une première!

Touba et les manquements en eau et les questions d’assainissement, Pikine, l’eau de couleur saumon, les canaux à ciel ouvert, l’appel d’offres pour le nouveau contrat d’affermage, les forages en panne, les conduites à Rufisque, les eaux stagnantes, l’assainissement en milieu rural, le stockage de l’eau de pluie…Autant d’interpellations, sur lesquelles, le ministre a apporté un certain nombre d’éclaircissements.
Mansour Faye, a indiqué que 2 projets phares permettront d’atteindre la couverture universelle en eau et en assainissement. Il s’agit de Keur Momar Sarr III qui coutera 274 milliards F avec des financements de l’Afd, la Bid, la BM, la Bad et l’Etat du Sénégal. Cet ouvrage aura une capacité de 200.000 m3 d’eau par jour. Ensuite, il y a le dessalement de l’eau des Mamelles financé par le Japon à hauteur de 137 milliards f pour une capacité de 100.000 m3 jour. Au moins jusqu’en 2035, les besoins en eau seront couverts. KMS 3, va régler la question de l’eau car il y aura moins de déficit, dira le ministre. L’occasion d’annoncer le nombre de branchements sociaux qui passera de 20000 à 85.000. Même si la Sde a eu droit à une prolongation du contrat d’affermage, un appel d’offres international a été lancé sur injonctions des bailleurs et ce sera entre Suez, la Sde et Veolia, a ajouté, Mansour Faye. Il y aura donc plus de qualité et le coût sera réduit forcément.
Concernant Mbacké, la commune paie l’eau en tant que bénéficiaire de l’hydraulique urbaine. Quid de Touba et fondamentalement, la gratuité ne se conçoit pas…donc, un air de paiement souffle du côté des autorités centrales. Concernant le caractère potable ou pas de l’eau, le ministre de l’Hydraulique a indiqué que 15 paramètres sont mis en exergue pour vérifier le liquide et sa consommation. La faible pluviométrie enregistrée a donné libre cours à l’Omvs sur demande de lâcher de l’eau en direction des populations pour les cultures de décrue. Pour l’assainissement de Touba, Mansour Faye a déclaré que sans le paiement des factures, rien ne pourrait se faire. Quant à Rufisque, il est difficile d’avoir des conduites des canalisations du fait de la situation des maisons alors que les canaux sont réputés droits. Il faut donc une restructuration des quartiers, dira-t-il.
Enfin, Birima Mangara, le ministre du Budget, a conclu en soutenant : « la question de l’eau est cruciale, c’est une question de développement qui doit transcender les magistères. Seule la réponse à apporter au développement est importante. Sur le plan budgétaire, notre rôle est d’être présent sur les financements des questions existentielles. Or, ces dits financements sont là.