Affaire Matar Seck : Le réquisitoire du Procureur et les louanges à Coumba Gawlo

 

Impliqué dans un dossier d’usurpation d’identité au niveau de l’ambassade d’Italie, le manager de Coumba Gawlo a été cité dans la presse et sa réputation entachée comme s’il était impliqué dans un trafic de visa. L’audience au tribunal a permis à l’opinion d’en savoir sur les tenants et aboutissants de cette affaire. Si le Procureur à requis une peine de trois mois, le maitre des poursuites peut ne pas être suivi par le tribunal et la plaidoirie des avocats de la défense a crevé l’abcès sur un dossier vide. Car aucun des délits visés n’est établi. Maitre Djiby Diallo a démonté une à une les charges après que ses confrères, individuellement, se sont attelés, à rapporté à la barre, les éléments de démentis et arguments qui ont sonné le glas de toute la procédure à charge. Face au tribunal, les explications servies par Maktar Seck qui a agit pour se conformer aux exigences de l’ambassade mais aussi par crainte de la réaction de  Coumba Gawlo , par ailleurs sa patronne, si cette dernière apprenait un tel manquement, qui dit-il, tient à la sauvegarde des engagements que l’artiste rend avec les ambassades  En voulant sauver une connaissance, Mamadou Moustapha Seck beau frère de son coaccusé Abdoulaye Diagne, guitariste du groupe de l’artiste Coumba Gawlo, il a commis et reconnu l’erreur d’avoir convoyé une autre personne à la place de l’intéressé et regrette son geste car sur les 13 personnes qui ont voyagé c’est le seul qui n’est pas revenu à la date convenue. C’est tout le contenu du dossier qui sera délibéré le 5 décembre.

Désormais, le dossier se joue sur la conscience du tribunal qui livrera son verdict loin de la bourrasque médiatique et du lynchage orchestré pour atteindre l’image et l’honorabilité de l’artiste dont il gère le management. Car même le procureur, expliquant les enjeux du dossier, a fait des hommages appuyés à Coumba Gawlo évoquant son image et sa crédibilité pour faire comprendre au tribunal que la faute des mis en cause ne saurait entacher le symbole et le patrimoine national qu’elle représente ; et que  son image ne peut pas être trainée dans la boue, poursuit toujours le procureur. Des lauriers à la Diva qui n’ont pas empêché le maitre des poursuites de requérir trois mois de condamnation là où la défense a plaidé le relax pur et simple. Le délibéré est prévu le 5 décembre prochain.