« Vive Karim » ensuite « Vive Khaf » et maintenant « Vive Sonko »

Les martyrs sont à la mode au Sénégal. Surtout dans le monde politique. A chaque fois qu’un politicien est en bisbilles avec le gouvernement ou l’Etat, alors il devient l’homme providentiel qui doit diriger le pays.

Karim en 2013

En 2012, son arrestation était une demande sociale. Mais dès que l’état lui a mis la main dessus et incarcéré le 13 avril 2013, Karim est devenu subitement le messie. Il est passé du statut de « voleur » à celui « président ». Et d’un seul coup d’éclat. La population l’a blanchi, réhabilité et plébiscité comme son prochain président…

Khalifa en 2017

Le maire de Dakar a été accusé par un rapport de l’IGE (inspection général d’Etat) d’avoir décaissé 1 million par jour pendant des années en utilisant les faux papiers d’un GIE (groupement d‘intérêt économique). Un faux et usage de faux flagrant. Il est arrêté, jugé et condamné. Et depuis lors, il est devenu « présidentiable ». On a oublié Karim

Et maintenant Sonko

Sonko est sur la scène politique depuis bien longtemps. Son parti PASTEF (Patriotes du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité) a été créé en 2014 mais n’a reçu son récépissé qu’en 2015. Et personne ne le connaissait à part quelques « islamistes » et agents du ministère des Finances. Mais depuis qu’il a été défenestré de l’administration, il est devenu « présidentiable ». Karim absent, Khalifa aux arrêts, alors il faut s’accrocher au martyr Sonko…

Qui sera le prochain martyr ? Ou du moins la population s’est-elle à saint se vouer ?